Accueil Date de création : 05/07/07 Dernière mise à jour : 24/03/09 13:36 / 355 articles publiés
 
Grands Jeux Fêtes de Noël ! www.le-grand-jeu.com Venez vous éclater et Gagner du cash au 08 92 79 16 16

ninja

ninja 4  (ninja) posté le jeudi 21 février 2008 17:33

lien permanent

ninja 3  (ninja) posté le jeudi 21 février 2008 17:32

lien permanent

ninja 2  (ninja) posté le jeudi 21 février 2008 17:30

lien permanent

ninja 1  (ninja) posté le jeudi 21 février 2008 17:28

lien permanent

Les armes du Bujinkan  (ninja) posté le jeudi 21 février 2008 17:18

Préparer son Fukuro Shina:Avon de preparer son Shinai préférer dans une « capote » de cuir ou de plastique (c’est en fonction des goûts de chacun...)pour le transformer en un superbe sabre ou Tachi souple (si vous en trouvez d’assez long), il est important de préparer les lames afin quelles ne se transforment pas en échardes et qu’elles s’écrasent biens les unes sur les autres quant le coup est appuyé. Cela permet un jeu souple des lames entres elles et une moindre usure.

Pour cela, il faut démonter le shinai :

1. Retirer la Tsuba si elle est en place ; numéroter les lames en partant de dessus.
2. Défaire le nœud de la cordelette et retirer le capuchon (sakigawa)en faisant glisser le lacet de maintiens(nakayui).

Fukuro Shinai

1. Enlever la tsuka.
2. Enlever et jeter le système de plastique en forme de croix qui se trouve entre les lames, vers le sakigawa.
3. Passer chaque angle des lames au papier de verre (grain gros) de biais afin de casser les arêtes et de les adoucires ; le résultat est obtenu quant les deux côtés supérieurs des lames sont parfaitement arrondis.
4. Passer de la paraffine (une bougie fera l’affaire) sur les arêtes des lames afin d’augmenter le glissement.
5. Remonter le shinai.

Fukuro Shinai

Le shinai doit s’écraser sur une simple pression des deux doigts et non pas « craquer » à l’oreille lorsqu’on appui de cette façon.

Pour ceux qui ne sauraient pas rattacher les différentes pièces du Shinai, ces photos vous aiderons.

Tachi Waza, le combat au sabre long:

Les écoles modernes de sabre ont oublié que leurs techniques furent initialement développées pour le Tachi et non pour le Katana.

Ces derniers jours Hatsumi Sensei insistait beaucoup sur le maniement du Tachi. Le Tachi est l’arme à partir de laquelle les différentes écoles de sabre sont nées. A partir de la moitié de l’ère Muromachi le Tachi était par excellence l’arme des Samurai. De fait, le port du Tachi ou du Katana dépendait de niveau social de l’individu. Les Samurai de bas niveau portaient le Katana alors que les Samurai de haut rang portait le Tachi (Someya Sensei).

A l’ère Edo (1603)le port du Katana s’est répandu et est devenu la norme. Sensei insiste beaucoup sur le travail du Tachi et cela sera d’ailleurs le thème du prochain Daikomyô Sai à Tokyo en Décembre 2004.

Les maîtres modernes des grandes écoles de sabre ne savent d’ailleurs plus comment manipuler le Tachi car ils ne se sont entraînés qu’avec des lames courtes depuis des décennies, voire des siècles.

Cela est préjudiciable à la compréhension du combat au sabre qui reste le symbole même du Samurai. Le travail au Tachi respecte des règles différentes de celles de l’utilisation du Katana. On peut penser que l’approche du combat au sabre du Bujinkan est avant tout liée au combat au Tachi et non au Katana. La preuve c’est que le sabre dans le Bujinkan s’utilise comme un bouclier et non pas pour couper à tout prix l’adversaire. Cette attitude de combat est typique du maniement du Tachi.

Le Tachi était principalement utilisé sur les champs de bataille pendant lesquels le port de l’armure était permanent. Ainsi couper l’autre était difficile voire impossible puisque l’armure empêchait toute pénétration par coupe. Par contre toutes les frappes en Tsuki étaient possibles. Cette protection du corps par l’armure va amener les forgerons Japonais a augmenter le poids des Tachi. Cet accroissement du poids va amener les Samurai a utiliser de plus en plus leurs deux mains. Ils porteront un second sabre plus petit à la ceinture, le Katana, placé tranchant vers le haut. Peu à peu ils utiliseront ce petit sabre plus commode et délaisseront le maniement du Tachi. Cette évolution se fera vers les XV° et XVI° siècles.

En 1603, à l’avènement de Tokugawa Ieyasu et l’instauration progressive de la paix due à l’unification, le port du Katana est devenu habituel, le Tachi ne sert plus que lors des rares combats sur champs de bataille ou plus souvent encore à des fins d’apparat.

Si l’on regarde du côté Occidental, cette évolution fut à peu près identique. Le grand sabre (rapière ou estoc) servait principalement à l’estoc (d’où son nom) et peu à la coupe. La qualité du métal rendait d’ailleurs toute coupe aléatoire. Et si on regarde l’évolution du combat au sabre en Occident, on s’aperçoit que l’épée supplante le sabre et que là encore, les techniques privilégient l’estoc plus que la coupe. C’est d’ailleurs cette modification du type de combat qui va amener l’évolution de l’arme. Nos combats de cape et d’épée des XVI° et XVII° siècles se faisaient avec des épées effilées (cf. d’Artagnan, Lagardère etc.).

Au temps des croisades, l’épée est droite et pend verticalement, il parait assez peu aisé de dégainer son arme au galop. Mais à l’époque Napoléonienne le sabre de cavalerie se porte en sautoir sur le côté gauche et les lames avaient une courbure importante. Cette courbure importante permettait de dégainer son arme tout en galopant.

Il en est de même du Tachi dont la courbure (Sori) importante permettait ce dégainé à cheval, vital sur le champ de bataille. C’est l’utilisation de la courbure qui va devenir une des clés du combat au Tachi.

Mes derniers cours au Japon et les quelques moments que j’ai pu passer avec Hatsumi Sensei ont été consacrés à l’étude du Tachi et à son utilisation au combat. Voici quelques notes qui pourront aider ceux d’entre vous qui veulent aborder l’étude de cette nouvelle arme.

1. le Tachi s’utilise le plus souvent en Katate.

2. Les postures que nous avons étudié sont : Katate Seigan no Kamae, Ryôte Seigan no Kamae, Chûdan no Kamae, Gedan no Kamae, Yoko Jodan no Kamae, Hassô no Kamae, Tôtoku Hyôshi no Kamae.

3. En fait beaucoup de techniques utilisent un départ en Tôtoku Hyoshi (même s’il s’agit d’une posture initiale autre. L’idée majeure est de toujours recevoir l’attaque en se protégeant derrière sa lame. A cet effet, beaucoup de postures sont de profil pour offrir le moins de prise possible.

4. La longueur est un atout et permet de tenir Uke à distance.

5. En extension horizontale du Tachi vers Uke, la main droite est légèrement reculée par rapport à la Tsuba (1 doigt) et l’index droit est étendu le long de la Tsuka. La Tsuka est retenue par l’avant-bras en levier.

6. Après l’absorption de l’attaque -et donc l’arrêt momentané de Uke- l’idée est de frapper Uke au casque, au poignet, à la poitrine ou dans le dos. Cela donne plus de temps pour diriger le Kissaki vers l’une des ouvertures de l’armure.

7. Le Tsuki avec le Kissaki est facilité par le Sori (courbure de la lame). C’est l’une desclés du combat au Tachi.

8. Lors de la réception de l’attaque, la gravité fait le travail. Le poids important de l’arme permet grâce au déplacement de se mettre hors de portée et de parer, absorber le choc.

9. La main droite sert souvent de pivot, aidée par le poids de la Tsuka plus longue que sur un Katana.

10. La prise de la Tsuka en Katate est en Juji Dori à un doigt de distance de la Tsuba.

11. La bras et la main gauche sont étendu en Seigan vers Uke pour attirer son attention (Kyojitsu, Metsubushi).

12. En cas de frappe descendante avec le Tachi, laisser la gravité faire le travail en utilisant aussi la flexibilité de la colonne vertébrale.

Comme toujours le déplacement est vital et les jambes sont très utilisées pour toutes les techniques. Un type de marche particulier est le Shimai -c’est la danse du Samurai utilisée dans le théâtre Nô- Les bras sont légèrement écartés du corps et le déplacement vers l’attaquant se fait en « chaloupant » le corps. C’est-à-dire en passant le poids du corps d’un côté à l’autre en pivotant tout le corps sur la jambe d’appui.

Lors d’un cours, nous avons même travaillé le dégainé du Nodachi, sabre de 6 Shaku. Deux Tori font face à Uke et chacun porte dans le dos un Nodachi, tranchant vers le haut. Le Tori de gauche à l’arme sur l’épaule droite et celui de droite l’a sur l’épaule gauche. Les deux Tori se rapprochent et dégainent, en marchant vers Uke, le Tachi de leur partenaire. J’ai fait cette technique en démonstration avec Someya Sensei, inutile de préciser qu’il nous a fallu nous y reprendre à plusieurs reprises.

Pour finir sur cette introduction rapide au combat au Tachi, je voudrai revenir sur quelques données essentielles au travail du sabre dans le Bujinkan.

Le sabre ne sert pas à couper mais à se protéger, le but du Ninjutsu est de survivre. Le sabre est un bouclier. Les jambes sont toujours en mouvement et les 9 techniques de base du Kukishin Biken Jutsu sont la base de tous les déplacements au sabre. Le bras de levier de la Tsuka est primordial. Ce ne sont pas les muscles qui font le travail mais la compréhension du binôme Teko/Shiten (pivot/levier).

Bon courage.

La Chaine et ses Dérivés 1/2:

Dans la société d’aujourd’hui...

...On peut voir dans la rue toutes sortes d’armes aux aspects les plus variés soit pour se défendre soit pour attaquer. Celles-ci doivent pourvoir tenir facilement dans la main, pour un transport plus facile et surtout plus discret. Le choix le plus privilégié est le couteau mais la chaîne simple ou accompagner d’un bâton , voir d’une barre en fer est le second choix ; elle est discrète et facile à se procurer.

En effet la chaîne représente bien ce type d’arme, nous avons tous en mémoire les films Hollywoodien ou autres dans lesquelles les gladiateurs (utilisant le fléau qui est un dérivé de la chaîne) et plus récemment les motards se servent de cette arme. Soit pour frapper en causant le plus de dommage possible (grâce aux multiples impacts dus à une chaîne en métal) soit pour immobiliser ou étrangler l’adversaire. En dehors des films, cette arme est aussi utilisée dans les cités, parce qu’elle est facile à se procurer ce qui en fait l’arme de prédilection de certains petits voyous.

La chaîne actuelle peut se présenter sous différentes formes : chaîne de vélo, de moto, pour la construction ... mais aussi sous forme de câble, de fil barbelé, de courroie..., elle peut être aussi accompagner d’un bâton, d’une barre de fer.... La différence avec celles utilisaient au moyen-âge c’est que l’on trouve ces « formes » de chaîne dans la vie de tous les jours alors qu’au moyen-âge (en occident ou au japon) il fallait la forger. Elle était initialement utiliser pour les travaux de ferme grâce à sa résistance et à sa flexibilité, puis elle fut utilisée comme arme, dans un premier temps par les fermiers eux mêmes puis par les guerriers. L’avantage de cette arme c’est qu’elle peut être utilisée à une grande distance, sa portée dépendant de sa longueur ; mais surtout c’est son aspect commun qui la rend passe partout, on ne soupçonnera pas de mauvaise intentions son propriétaire..

Dans cet article nous allons surtout nous intéresser à la chaîne de l’époque médiévale Japonaise et aux armes qui en on découlées.

L’histoire de la chaîne en tant qu’arme

L’origine véritable de la chaîne est très difficile à trouver voir impossible. Au début la chaîne était principalement utilisée pour désarmer en liant les bras de l’adversaire qui tenait un sabre. Bien souvent ce type de chaîne était lesté par des poids (Manrikigusari) qui une fois mis en mouvement laissait peu de chances à l’adversaire de s’approcher et une fois lancée pour immobiliser pouvait aussi, avec l’impact des poids, causer de graves dommages. Même la moins large interprétation de la loi Japonaise classe le manrikigusari comme une arme pouvant causer la mort est donc très dangereuse.

La qualité de la chaîne dépendait de la façon dont elle était forgée, à l’époque trouver de bons forgerons n’était pas facile, surtout que différent style de maillons et de poids étaient utilisés suivant l’effet recherché ; l’équilibre, la souplesse et la résistance étant des critères incontournables pour avoir une bonne chaîne.

Principalement utilisé par le Masaki ryû qui serait son créateur ( école fondé par Dannoshin Toshimitsu Masaki, une dès plus fameuse école de sabre) ; en fer sa longueur variait entre 1 et 2 mètres, les poids qui la lestait étaient de formes rectangulaires d’environs 5 centimètres (leurs formes et leurs tailles pouvaient varier, les plus connues étant rond, octogonal, hexagonal...). Cette arme était très utilisée dans les châteaux, car lors des batailles, la place pour utiliser d’autres armes (sabre, lance ...) n’était pas suffisante. C’est pourquoi Masaki en à fait sont arme de prédilection pour se défendre contre des ennemis non armés ou armés de sabre, de lance.... Il en résulte une grande variété de chaînes en fer lestées de poids. Masaki nommé cette arme « Manrikigusari » (manriki signifie « 10 000 puissance » et gusari de « 10 000 hommes ») parce qu’il ressentait la puissance et l’ingéniosité de 10 000 hommes quand il la manipulait.

L’art du manrikigusari fût adopté par les samurai du quartier général d’Ogaki (ville Ogaki, préfecture de Gifu) tout de suite après. Pendant plusieurs années le manrikigusari était enseigné à la Grande Ecole d’Ogaki au même titre que les autres arts martiaux comme le Judo, Kendo et autres. Depuis l’école de Masaki d’autres ryû utilisant la chaîne on vu le jours à travers le Japon. Aujourd’hui on dit qu’il en reste une vingtaine dont : Hoen ryû, shuchin ryû, Kyoshin Meichi ryû, Shindo ryû et Hikida ryû. Celles-ci se différencient de Masaki ryû par le longueur, la forme des poids et les techniques utilisées. Le manrikigusari est aussi associé au kusari-bundo, ryo-bundo, sode-kusari, kusari, tama-kusari et kusari-jutte.

Elle peut être utilisée contre un coup de poing ou un coup de pied, mais aussi contre un adversaire armé avec un couteau, un pistolet ou un sabre. Il n’y a pas de désavantages à utiliser la chaîne dans une petite pièce, une rue étroite ou dans un transport public. Il n’y en fait que des avantages surtout si vous associez vos connaissances techniques en Budô avec la chaîne, de cette manière vous augmentez considérablement votre efficacité en auto-défense. De plus le fait de l’utiliser à pleine vitesse désoriente l’adversaire, car il ne distingue plus ou se trouve réellement l’extrémité de la chaîne, la surprise étant un facteur très important dans un combat, surtout si vous changez continuellement de position. Les secrets de l’utilisation de la chaîne sont : vitesse, efficacité, dissimulation, plein de ressource, énergie, timing et surprise. Vous pouvez alors utiliser les points vitaux pour stopper votre adversaire et ensuite l’entraver pour le maintenir à terre.

L’histoire de la chaîne et de ses dérivés

Les armes à longue portée utilisées par les guerriers avec lame et chaîne, combinent l’instrument de coupe avec la capacité de frapper ou d’étrangler tout en restant à distance. Les chaînes, les cordes lestées et les cordes de longueurs variables pouvaient être attachées à une faucille, un poignard ou à un crochet et servaient historiquement aux guerriers Ninja ou Samourai dans plusieurs situations.

L’apparition des outils de la ferme telle que la faucille était selon la règle une arme discrète qui pouvait être transportée sans éveiller les soupçons. La faucille de la Kusarigama et la chaîne pouvaient tout aussi bien être utilisées par un Samourai que par un fermier. La partie de l’outil, la faucille, peu avoir toutes les tailles de lames et toutes les longueurs de manches, allant de la largeur de la paume à la version utilisée sur le champ de bataille. La longueur de la chaîne était généralement comprise entre 3 et 4 mètres.

On pense généralement que le Kyoketsu Shoge a été développé avant que la Kusarigama ne soit largement connu. Presque exclusivement utilisé par les Ninja le Kyoketsu Shoge (pointe de lance combinée à un crochet coupant lié par une corde et à l’autre bout à un anneau métallique) avait de multiples applications utiles. La lame pouvait être utilisée pour taillader en tirant aussi bien que poignarder en poussant. La corde de 6 mètres était réalisée à partir de cheveux de femme ou en crin de cheval pour la longueur, la résistance et l’aspect silencieux de ces matériaux ; de ce fait elle pouvait être utilisée pour grimper, prendre au piège et lier un ennemi furtivement ; ou plus simplement pour traîner un fardeau. De plus ce type de matériaux était facile à trouver à cette époque, contrairement au fer qu’il fallait forger soit même ou par un forgeron.

La chaîne et la faucille du Kusarigama à long manche était principalement utilisée par les Ninja de l’école Togakure (fondé au 12ème siècle par Daisuke Nishina, plus connu sous le nom de Daisuke Togakure, une des plus anciennes écoles de Ninjutsu) ainsi que le Kyoketsu Shoge, on retrouve ces armes utilisées aussi par les Ninja de l’école Kukishinden (d’origine chinoise elle fût fondée au 12ème siècle par Izumo Koshiro Terunobu qui l’apprit de Izumo Kanja Yoshiteru considéré comme premier Sôke). Les Ninja pouvaient les utiliser avec un poids enflammé pour aveugler leur adversaire et pour envoyer de petites charges explosives.

D’après les historiens le Kusarigama doit sans doute son origine à l’école Gyokko (fondée au 12ème siècle par Tozawa Hakunsai). Un des premiers membre de l’école Gyokko, un homme du nom de Hachiryu Nyudo, aurait inventé le Kyoketsu Shoge dont la corde suivant les périodes pouvait être remplacée par une chaîne et la pointe de lance avec son crochet par un kama, devenant ainsi le Kusarigama.

Une autre école l’Isshin Ryû utilise un kusarigama particulier, sa lame est non recourbée mais droite, à double tranchants, d’une longueur de 30 cm environ. Pour taillader, couper et porter des frappes directes, bloquer et parer. La position de la garde en métal (Goken) qui relie la lame au manche est perpendiculaire, sécurisant ainsi la main, et permet de tenir le Kusarigama d’aux moins deux façons. L’arme peut être également utilisée d’une manière " inversée ", la lame étant au-dessous de la main alors que la chaîne se trouve en haut, éloignée de la main. La chaîne (Kusari) mesure 3 m 60 (12 Shaku, correspondant aux mois de l’année) et comporte 350 maillons (pour les jours de l’année). Dans certains modèles on peut remarquer que la dimension des maillons diminue au fur et à mesure qu’ils se rapprochent du poids (Fundô). Cette chaîne de 3 m 60 était considérée comme très longue, la plupart des faucilles japonaises ne comportant pas de chaînes excédant la longueur d’une taille d’homme. Cette dimension plus discrète permettait de contrôler plus facilement la totalité de la chaîne en tenant à bout de bras, la faucille dans une main, et la chaîne dans l’autre. La longueur de la chaîne de Isshin Ryû offre cependant la possibilité de la manier comme un fléau pour distraire et déconcentrer l’ennemi, ou de la faire tournoyer en cercles verticaux pour maintenir ce dernier à distance, tout en conservant assez de chaîne pour l’attaquer à tout instant.

Remarque : ISSHIN Ryû est enseigné aux pratiquants de Shindô Musô Ryû . Le Jojutsu et le Kusarigamajutsu ont été associés dès la seconde ou la troisième génération après le fondateur de Shindô Musô Ryû Musô Gonnosuke, mais ceci n’est pas certain. Des manuscrits de Isshin Ryû retracent les origines de cet art jusqu’à un moine bouddhiste du nom de Jion. Celui-ci vivait dans le Temple de Jûfukuji, à Kamakura, durant la période Ôei (1394-1427). Jion était connu sous le nom de Sôma Shirô Yoshimoto. Il était expert en Kenjutsu et en Sôjutsu (art de la lance).

Une autre arme un peu moins connue actuellement mais considérée comme la plus ancienne (toujours d’après les historiens) est le Chigiriki. Le Chigiriki est constitué d’un bâton de 1 ou 1,5 mètres de long avec un chaîne lestée. Un grand nombre d’écoles traditionnelles son liées à cette arme, la plus fameuse étant l’Araki ryû crée par Minamoto Hidetsuna. Hidetsuna participa au combat dans la guerre Japon-Corée (1592-1598) ou on le couvrit de louanges. Plus tard il changea son nom en Araki Mujinsai et fonda l’école Araki. Cette école est très réputée pour son utilisation du Jujutsu, la Kusarigama et le Chigiriki. D’autres écoles sont aussi associées à l’utilisation du Chigiriki tel que le Kiraku Ryû ou le Kukishiden ryû qui emploie un des plus vieux système de combat au Japon. Quoique plus connue pour ses techniques en Bôjutsu, l’école Kukishinden possède un grand nombre de techniques utilisant un bâton attaché à une chaîne lestée (Shikomi zue).

Fin de la première partie.

La Chaine et ses Dérivés 2/2:

Cet article fait office de seconde partie de La Chaine et ses Dérivés 1/2

L’utilisation de cette arme est loin d’être facile, elle nécessite une grande dextérité, une profonde connaissance de la distance et une grande réactivité car il est facile de ce blesser soit même. Surtout si dans l’attaque vous manquez la cible, l’arrêter devient problématique car la force centrifuge et l’inertie augmentée par le poids et la vitesse de la chaîne la rende difficile à contrôler, et peut venir vous percuter. Il y a cependant quelques façons simples d’attaquer si vous devez pratiquer dans l’espace confiné d’un Dôjô :

- Horizontale : avec la main arrière la chaîne décrit un mouvement circulaire au dessus de la tête parallèle au sol. Elle est ensuite envoyée pour s’enrouler autour des jambes de l’adversaire et l’immobiliser.
- Verticale : avec la main arrière la chaîne décrit un mouvement circulaire à angle droit par rapport au sol. De cette façon on peut soit frapper pour désarmer, ou pour emmêler les bras de l’adversaire.
- A 45° : le mouvement circulaire de la chaîne est à 45° par rapport au sol, de cette position on peut soit frapper les mains ou la tête. On peut également emmêler l’arme et désarmer l’adversaire en tirant sur la chaîne.
- Le Kama ou la pointe de lance attaché à la chaîne, permettent de bloquer, de parer ou de menacer l’adversaire pour ensuite utiliser la chaîne. Entraînez-vous donc à bloquer, parer une attaque au sabre par exemple, et aussi à menacer pour ensuite rentrer dans sa garde.

Ceci reste loin malgré tout de l’utilisation réelle des guerriers de l’époque.

S’entraîner avec des armes avec chaînes, tel que le Chigiriki, demande beaucoup de temps et d’effort. L’habileté dans la pratique de telles armes ne s’acquière ni facilement ni rapidement. Aussi il y a très peu de chance qu’un élève puisse faire face à un adversaire armé d’une de ces armes. Il faut pour les étudier accepter la difficulté et y consacrer le temps nécessaire.

Chaque étudiant doit avoir la compréhension de la distance qui est cruciale dans l’attaque comme dans la défense. L’utilisation d’arme telle que la chaîne (ou corde) est liée directement au jugement de la distance ; mais le rythme est tout aussi important car vous ne pourrez frapper ou immobiliser votre adversaire que si vous êtes dans le temps et à la bonne distance.

Pour tout pratiquant d’art martiaux la pratique et l’étude de ce type d’arme ne peut être que bénéfique, car l’entraînement assidu de celles-ci vous aidera à développer votre habileté, que se soit à manipuler l’arme ou à juger de la distance, du timing et du rythme mais aussi à contrôler physiquement et mentalement votre adversaire. Il faut garder à l’esprit que ce sont des « armes », donc pour pratiquer dans un Dôjô avec un certaine sécurité, remplacez la chaîne par une corde, le poids par une balle de tennis et la faucille ou la pointe par une copie en plastique. Tenez compte dans tous vos entraînements de votre propre vitesse mais aussi et surtout de celle de votre partenaire (sous peine de blessures), il vaut mieux travailler lentement en faisant attention à ses déplacement que ce précipiter en risquant soit de se blesser soit de blesser son partenaire. Lors des esquive de corps retirer l’épaule opposée à l’attaque car ces de cette manière que vous bougerez avec tout le corps, si vous utiliser une chaîne avec un bâton penser à garder les coudes collés au corps lorsque vous utilisez le bâton (même principe qu’avec le Bô) et surtout le plus important quelque soit le type d’entraînement que vous réalisez, restez bien bas sur vos jambes sans vous relever durant la technique c’est le meilleur moyen pour rester stable et de ne pas redonner d’équilibre à votre adversaire.

Il faut ce souvenir que le développement de ces armes au temps médiéval Japonais à marqué un changement dans l’approche traditionnelle du combat ainsi qu’une ouverture d’esprit quand à leur création, car elles étaient la réponse à l’arrivée des premières armes à feu (aux alentours de 1550, armes encore peu fiable et peu précise) et étaient de fabrication moins onéreuse. Gardez alors vous aussi cette ouverture d’esprit et soyez imaginatif.

Autres exemples d’armes à chaînes

Manriki Kusari La Manriki Kusari est une simple chaîne avec à chaque extrémité des poids à la pointe émoussée. Tandis que l’adversaire était emmêlé par une extrémité l’autre bout pouvait être utilisé pour frapper. Mais aussi grâce à sa longueur elle permettait d’étrangler à distance lors d’un assaut. La longueur de l’arme dépendait du style du combattant. Et l’avantage de cette arme c’est quelle peut être facilement dissimulée.

Kusari Fundo (Manriki Kusari)
La Kusarifundo est une courte chaîne d’une longueur comprise entre 1 et 2 mètres.

Kaginawa Le Kaginawa était principalement utilisée pour escalader toutes sortes d’obstacles. Sa corde pouvait atteindre 30m.

Quelque types de maillons
lien permanent



 

Accueil | PC | PS3 | 360 | Wii | PS2 | DS | PSP | IPHONE | Web |
Jeux du moment : The Saboteur PC | Final Fantasy XIII PS3 | Prince of Persia : Les Sables Oubliés 360 | James Cameron's Avatar : The Game Wii | Sonic Classic Collection DS