Préparer son Fukuro
Shina:Avon de preparer son Shinai préférer
dans une « capote » de cuir ou de plastique
(c’est en fonction des goûts de chacun...)pour le
transformer en un superbe sabre ou Tachi souple (si vous en trouvez
d’assez long), il est important de préparer les lames
afin quelles ne se transforment pas en échardes et
qu’elles s’écrasent biens les unes sur les
autres quant le coup est appuyé. Cela permet un jeu souple
des lames entres elles et une moindre usure.
Pour cela, il faut démonter le shinai :
1. Retirer la Tsuba si elle est en place ; numéroter les
lames en partant de dessus.
2. Défaire le nœud de la cordelette et retirer le
capuchon (sakigawa)en faisant glisser le lacet de
maintiens(nakayui).
1. Enlever la tsuka.
2. Enlever et jeter le système de plastique en forme de
croix qui se trouve entre les lames, vers le sakigawa.
3. Passer chaque angle des lames au papier de verre (grain gros) de
biais afin de casser les arêtes et de les adoucires ; le
résultat est obtenu quant les deux côtés
supérieurs des lames sont parfaitement arrondis.
4. Passer de la paraffine (une bougie fera l’affaire) sur les
arêtes des lames afin d’augmenter le glissement.
5. Remonter le shinai.
Le shinai doit s’écraser sur une simple pression
des deux doigts et non pas « craquer » à
l’oreille lorsqu’on appui de cette façon.
Pour ceux qui ne sauraient pas rattacher les différentes
pièces du Shinai, ces photos vous aiderons.
Les écoles
modernes de sabre ont oublié que leurs techniques furent
initialement développées pour le Tachi et non pour le
Katana.
Ces derniers jours Hatsumi Sensei insistait beaucoup sur le
maniement du Tachi. Le Tachi est l’arme à partir de
laquelle les différentes écoles de sabre sont
nées. A partir de la moitié de l’ère
Muromachi le Tachi était par excellence l’arme des
Samurai. De fait, le port du Tachi ou du Katana dépendait de
niveau social de l’individu. Les Samurai de bas niveau
portaient le Katana alors que les Samurai de haut rang portait le
Tachi (Someya Sensei).
A l’ère Edo (1603)le port du Katana s’est
répandu et est devenu la norme. Sensei insiste beaucoup sur
le travail du Tachi et cela sera d’ailleurs le thème
du prochain Daikomyô Sai à Tokyo en Décembre
2004.
Les maîtres modernes des grandes écoles de sabre ne
savent d’ailleurs plus comment manipuler le Tachi car ils ne
se sont entraînés qu’avec des lames courtes
depuis des décennies, voire des siècles.
Cela est préjudiciable à la compréhension du
combat au sabre qui reste le symbole même du Samurai. Le
travail au Tachi respecte des règles différentes de
celles de l’utilisation du Katana. On peut penser que
l’approche du combat au sabre du Bujinkan est avant tout
liée au combat au Tachi et non au Katana. La preuve
c’est que le sabre dans le Bujinkan s’utilise comme un
bouclier et non pas pour couper à tout prix
l’adversaire. Cette attitude de combat est typique du
maniement du Tachi.
Le Tachi était principalement utilisé sur les champs
de bataille pendant lesquels le port de l’armure était
permanent. Ainsi couper l’autre était difficile voire
impossible puisque l’armure empêchait toute
pénétration par coupe. Par contre toutes les frappes
en Tsuki étaient possibles. Cette protection du corps par
l’armure va amener les forgerons Japonais a augmenter le
poids des Tachi. Cet accroissement du poids va amener les Samurai a
utiliser de plus en plus leurs deux mains. Ils porteront un second
sabre plus petit à la ceinture, le Katana, placé
tranchant vers le haut. Peu à peu ils utiliseront ce petit
sabre plus commode et délaisseront le maniement du Tachi.
Cette évolution se fera vers les XV° et XVI°
siècles.
En 1603, à l’avènement de Tokugawa Ieyasu et
l’instauration progressive de la paix due à
l’unification, le port du Katana est devenu habituel, le
Tachi ne sert plus que lors des rares combats sur champs de
bataille ou plus souvent encore à des fins
d’apparat.
Si l’on regarde du côté Occidental, cette
évolution fut à peu près identique. Le grand
sabre (rapière ou estoc) servait principalement à
l’estoc (d’où son nom) et peu à la coupe.
La qualité du métal rendait d’ailleurs toute
coupe aléatoire. Et si on regarde l’évolution
du combat au sabre en Occident, on s’aperçoit que
l’épée supplante le sabre et que là
encore, les techniques privilégient l’estoc plus que
la coupe. C’est d’ailleurs cette modification du type
de combat qui va amener l’évolution de l’arme.
Nos combats de cape et d’épée des XVI° et
XVII° siècles se faisaient avec des épées
effilées (cf. d’Artagnan, Lagardère
etc.).
Au temps des croisades, l’épée est droite et
pend verticalement, il parait assez peu aisé de
dégainer son arme au galop. Mais à
l’époque Napoléonienne le sabre de cavalerie se
porte en sautoir sur le côté gauche et les lames
avaient une courbure importante. Cette courbure importante
permettait de dégainer son arme tout en galopant.
Il en est de même du Tachi dont la courbure (Sori) importante
permettait ce dégainé à cheval, vital sur le
champ de bataille. C’est l’utilisation de la courbure
qui va devenir une des clés du combat au Tachi.
Mes derniers cours au Japon et les quelques moments que j’ai
pu passer avec Hatsumi Sensei ont été
consacrés à l’étude du Tachi et à
son utilisation au combat. Voici quelques notes qui pourront aider
ceux d’entre vous qui veulent aborder l’étude de
cette nouvelle arme.
1. le Tachi s’utilise le plus souvent en Katate.
2. Les postures que nous avons étudié sont : Katate
Seigan no Kamae, Ryôte Seigan no Kamae, Chûdan no
Kamae, Gedan no Kamae, Yoko Jodan no Kamae, Hassô no Kamae,
Tôtoku Hyôshi no Kamae.
3. En fait beaucoup de techniques utilisent un départ en
Tôtoku Hyoshi (même s’il s’agit d’une
posture initiale autre. L’idée majeure est de toujours
recevoir l’attaque en se protégeant derrière sa
lame. A cet effet, beaucoup de postures sont de profil pour offrir
le moins de prise possible.
4. La longueur est un atout et permet de tenir Uke à
distance.
5. En extension horizontale du Tachi vers Uke, la main droite est
légèrement reculée par rapport à la
Tsuba (1 doigt) et l’index droit est étendu le long de
la Tsuka. La Tsuka est retenue par l’avant-bras en
levier.
6. Après l’absorption de l’attaque -et donc
l’arrêt momentané de Uke- l’idée
est de frapper Uke au casque, au poignet, à la poitrine ou
dans le dos. Cela donne plus de temps pour diriger le Kissaki vers
l’une des ouvertures de l’armure.
7. Le Tsuki avec le Kissaki est facilité par le Sori
(courbure de la lame). C’est l’une desclés du
combat au Tachi.
8. Lors de la réception de l’attaque, la
gravité fait le travail. Le poids important de l’arme
permet grâce au déplacement de se mettre hors de
portée et de parer, absorber le choc.
9. La main droite sert souvent de pivot, aidée par le poids
de la Tsuka plus longue que sur un Katana.
10. La prise de la Tsuka en Katate est en Juji Dori à un
doigt de distance de la Tsuba.
11. La bras et la main gauche sont étendu en Seigan vers Uke
pour attirer son attention (Kyojitsu, Metsubushi).
12. En cas de frappe descendante avec le Tachi, laisser la
gravité faire le travail en utilisant aussi la
flexibilité de la colonne vertébrale.
Comme toujours le déplacement est vital et les jambes sont
très utilisées pour toutes les techniques. Un type de
marche particulier est le Shimai -c’est la danse du Samurai
utilisée dans le théâtre Nô- Les bras
sont légèrement écartés du corps et le
déplacement vers l’attaquant se fait en «
chaloupant » le corps. C’est-à-dire en passant
le poids du corps d’un côté à
l’autre en pivotant tout le corps sur la jambe
d’appui.
Lors d’un cours, nous avons même travaillé le
dégainé du Nodachi, sabre de 6 Shaku. Deux Tori font
face à Uke et chacun porte dans le dos un Nodachi, tranchant
vers le haut. Le Tori de gauche à l’arme sur
l’épaule droite et celui de droite l’a sur
l’épaule gauche. Les deux Tori se rapprochent et
dégainent, en marchant vers Uke, le Tachi de leur
partenaire. J’ai fait cette technique en démonstration
avec Someya Sensei, inutile de préciser qu’il nous a
fallu nous y reprendre à plusieurs reprises.
Pour finir sur cette introduction rapide au combat au Tachi, je
voudrai revenir sur quelques données essentielles au travail
du sabre dans le Bujinkan.
Le sabre ne sert pas à couper mais à se
protéger, le but du Ninjutsu est de survivre. Le sabre est
un bouclier. Les jambes sont toujours en mouvement et les 9
techniques de base du Kukishin Biken Jutsu sont la base de tous les
déplacements au sabre. Le bras de levier de la Tsuka est
primordial. Ce ne sont pas les muscles qui font le travail mais la
compréhension du binôme Teko/Shiten
(pivot/levier).
Bon courage.
Dans la société d’aujourd’hui...
...On peut voir dans la rue toutes sortes
d’armes aux aspects les plus variés soit pour se
défendre soit pour attaquer. Celles-ci doivent pourvoir
tenir facilement dans la main, pour un transport plus facile et
surtout plus discret. Le choix le plus privilégié est
le couteau mais la chaîne simple ou accompagner d’un
bâton , voir d’une barre en fer est le second choix ;
elle est discrète et facile à se procurer.
En effet la chaîne représente bien ce type
d’arme, nous avons tous en mémoire les films
Hollywoodien ou autres dans lesquelles les gladiateurs (utilisant
le fléau qui est un dérivé de la chaîne)
et plus récemment les motards se servent de cette arme. Soit
pour frapper en causant le plus de dommage possible (grâce
aux multiples impacts dus à une chaîne en
métal) soit pour immobiliser ou étrangler
l’adversaire. En dehors des films, cette arme est aussi
utilisée dans les cités, parce qu’elle est
facile à se procurer ce qui en fait l’arme de
prédilection de certains petits voyous.
La chaîne actuelle peut se présenter sous
différentes formes : chaîne de vélo, de moto,
pour la construction ... mais aussi sous forme de câble, de
fil barbelé, de courroie..., elle peut être aussi
accompagner d’un bâton, d’une barre de fer.... La
différence avec celles utilisaient au moyen-âge
c’est que l’on trouve ces « formes » de
chaîne dans la vie de tous les jours alors qu’au
moyen-âge (en occident ou au japon) il fallait la forger.
Elle était initialement utiliser pour les travaux de ferme
grâce à sa résistance et à sa
flexibilité, puis elle fut utilisée comme arme, dans
un premier temps par les fermiers eux mêmes puis par les
guerriers. L’avantage de cette arme c’est qu’elle
peut être utilisée à une grande distance, sa
portée dépendant de sa longueur ; mais surtout
c’est son aspect commun qui la rend passe partout, on ne
soupçonnera pas de mauvaise intentions son
propriétaire..
Dans cet article nous allons surtout nous intéresser
à la chaîne de l’époque
médiévale Japonaise et aux armes qui en on
découlées.
L’histoire de la chaîne en tant qu’arme
L’origine véritable de la chaîne est
très difficile à trouver voir impossible. Au
début la chaîne était principalement
utilisée pour désarmer en liant les bras de
l’adversaire qui tenait un sabre. Bien souvent ce type de
chaîne était lesté par des poids
(Manrikigusari) qui une fois mis en mouvement laissait peu de
chances à l’adversaire de s’approcher et une
fois lancée pour immobiliser pouvait aussi, avec
l’impact des poids, causer de graves dommages. Même la
moins large interprétation de la loi Japonaise classe le
manrikigusari comme une arme pouvant causer la mort est donc
très dangereuse.
La qualité de la chaîne dépendait de la
façon dont elle était forgée, à
l’époque trouver de bons forgerons
n’était pas facile, surtout que différent style
de maillons et de poids étaient utilisés suivant
l’effet recherché ; l’équilibre, la
souplesse et la résistance étant des critères
incontournables pour avoir une bonne chaîne.
Principalement utilisé par le Masaki
ryû qui serait son créateur ( école
fondé par Dannoshin Toshimitsu Masaki, une dès plus
fameuse école de sabre) ; en fer sa longueur variait entre 1
et 2 mètres, les poids qui la lestait étaient de
formes rectangulaires d’environs 5 centimètres (leurs
formes et leurs tailles pouvaient varier, les plus connues
étant rond, octogonal, hexagonal...). Cette arme
était très utilisée dans les châteaux,
car lors des batailles, la place pour utiliser d’autres armes
(sabre, lance ...) n’était pas suffisante. C’est
pourquoi Masaki en à fait sont arme de prédilection
pour se défendre contre des ennemis non armés ou
armés de sabre, de lance.... Il en résulte une grande
variété de chaînes en fer lestées de
poids. Masaki nommé cette arme « Manrikigusari »
(manriki signifie « 10 000 puissance » et gusari de
« 10 000 hommes ») parce qu’il ressentait la
puissance et l’ingéniosité de 10 000 hommes
quand il la manipulait.
L’art du manrikigusari fût adopté par les
samurai du quartier général d’Ogaki (ville
Ogaki, préfecture de Gifu) tout de suite après.
Pendant plusieurs années le manrikigusari était
enseigné à la Grande Ecole d’Ogaki au
même titre que les autres arts martiaux comme le Judo, Kendo
et autres. Depuis l’école de Masaki d’autres
ryû utilisant la chaîne on vu le jours à travers
le Japon. Aujourd’hui on dit qu’il en reste une
vingtaine dont : Hoen ryû, shuchin ryû, Kyoshin Meichi
ryû, Shindo ryû et Hikida ryû. Celles-ci se
différencient de Masaki ryû par le longueur, la forme
des poids et les techniques utilisées. Le manrikigusari est
aussi associé au kusari-bundo, ryo-bundo, sode-kusari,
kusari, tama-kusari et kusari-jutte.
Elle peut être utilisée contre un coup de poing ou un
coup de pied, mais aussi contre un adversaire armé avec un
couteau, un pistolet ou un sabre. Il n’y a pas de
désavantages à utiliser la chaîne dans une
petite pièce, une rue étroite ou dans un transport
public. Il n’y en fait que des avantages surtout si vous
associez vos connaissances techniques en Budô avec la
chaîne, de cette manière vous augmentez
considérablement votre efficacité en
auto-défense. De plus le fait de l’utiliser à
pleine vitesse désoriente l’adversaire, car il ne
distingue plus ou se trouve réellement
l’extrémité de la chaîne, la surprise
étant un facteur très important dans un combat,
surtout si vous changez continuellement de position. Les secrets de
l’utilisation de la chaîne sont : vitesse,
efficacité, dissimulation, plein de ressource,
énergie, timing et surprise. Vous pouvez alors utiliser les
points vitaux pour stopper votre adversaire et ensuite
l’entraver pour le maintenir à terre.
L’histoire de la chaîne et de ses dérivés
Les armes à longue portée
utilisées par les guerriers avec lame et chaîne,
combinent l’instrument de coupe avec la capacité de
frapper ou d’étrangler tout en restant à
distance. Les chaînes, les cordes lestées et les
cordes de longueurs variables pouvaient être attachées
à une faucille, un poignard ou à un crochet et
servaient historiquement aux guerriers Ninja ou Samourai dans
plusieurs situations.
L’apparition des outils de la ferme telle que la faucille
était selon la règle une arme discrète qui
pouvait être transportée sans éveiller les
soupçons. La faucille de la Kusarigama et la chaîne
pouvaient tout aussi bien être utilisées par un
Samourai que par un fermier. La partie de l’outil, la
faucille, peu avoir toutes les tailles de lames et toutes les
longueurs de manches, allant de la largeur de la paume à la
version utilisée sur le champ de bataille. La longueur de la
chaîne était généralement comprise entre
3 et 4 mètres.
On pense généralement que le Kyoketsu Shoge a
été développé avant que la Kusarigama
ne soit largement connu. Presque exclusivement utilisé par
les Ninja le Kyoketsu Shoge (pointe de lance combinée
à un crochet coupant lié par une corde et à
l’autre bout à un anneau métallique) avait de
multiples applications utiles. La lame pouvait être
utilisée pour taillader en tirant aussi bien que poignarder
en poussant. La corde de 6 mètres était
réalisée à partir de cheveux de femme ou en
crin de cheval pour la longueur, la résistance et
l’aspect silencieux de ces matériaux ; de ce fait elle
pouvait être utilisée pour grimper, prendre au
piège et lier un ennemi furtivement ; ou plus simplement
pour traîner un fardeau. De plus ce type de matériaux
était facile à trouver à cette époque,
contrairement au fer qu’il fallait forger soit même ou
par un forgeron.
La chaîne et la faucille du Kusarigama à long manche
était principalement utilisée par les Ninja de
l’école Togakure (fondé au 12ème
siècle par Daisuke Nishina, plus connu sous le nom de
Daisuke Togakure, une des plus anciennes écoles de Ninjutsu)
ainsi que le Kyoketsu Shoge, on retrouve ces armes utilisées
aussi par les Ninja de l’école Kukishinden
(d’origine chinoise elle fût fondée au
12ème siècle par Izumo Koshiro Terunobu qui
l’apprit de Izumo Kanja Yoshiteru considéré
comme premier Sôke). Les Ninja pouvaient les utiliser avec un
poids enflammé pour aveugler leur adversaire et pour envoyer
de petites charges explosives.
D’après les historiens le
Kusarigama doit sans doute son origine à
l’école Gyokko (fondée au 12ème
siècle par Tozawa Hakunsai). Un des premiers membre de
l’école Gyokko, un homme du nom de Hachiryu Nyudo,
aurait inventé le Kyoketsu Shoge dont la corde suivant les
périodes pouvait être remplacée par une
chaîne et la pointe de lance avec son crochet par un kama,
devenant ainsi le Kusarigama.
Une autre école l’Isshin Ryû utilise un
kusarigama particulier, sa lame est non recourbée mais
droite, à double tranchants, d’une longueur de 30 cm
environ. Pour taillader, couper et porter des frappes directes,
bloquer et parer. La position de la garde en métal (Goken)
qui relie la lame au manche est perpendiculaire, sécurisant
ainsi la main, et permet de tenir le Kusarigama d’aux moins
deux façons. L’arme peut être également
utilisée d’une manière " inversée ", la
lame étant au-dessous de la main alors que la chaîne
se trouve en haut, éloignée de la main. La
chaîne (Kusari) mesure 3 m 60 (12 Shaku, correspondant aux
mois de l’année) et comporte 350 maillons (pour les
jours de l’année). Dans certains modèles on
peut remarquer que la dimension des maillons diminue au fur et
à mesure qu’ils se rapprochent du poids (Fundô).
Cette chaîne de 3 m 60 était considérée
comme très longue, la plupart des faucilles japonaises ne
comportant pas de chaînes excédant la longueur
d’une taille d’homme. Cette dimension plus
discrète permettait de contrôler plus facilement la
totalité de la chaîne en tenant à bout de bras,
la faucille dans une main, et la chaîne dans l’autre.
La longueur de la chaîne de Isshin Ryû offre cependant
la possibilité de la manier comme un fléau pour
distraire et déconcentrer l’ennemi, ou de la faire
tournoyer en cercles verticaux pour maintenir ce dernier à
distance, tout en conservant assez de chaîne pour
l’attaquer à tout instant.
Remarque : ISSHIN Ryû est enseigné aux pratiquants de Shindô Musô Ryû . Le Jojutsu et le Kusarigamajutsu ont été associés dès la seconde ou la troisième génération après le fondateur de Shindô Musô Ryû Musô Gonnosuke, mais ceci n’est pas certain. Des manuscrits de Isshin Ryû retracent les origines de cet art jusqu’à un moine bouddhiste du nom de Jion. Celui-ci vivait dans le Temple de Jûfukuji, à Kamakura, durant la période Ôei (1394-1427). Jion était connu sous le nom de Sôma Shirô Yoshimoto. Il était expert en Kenjutsu et en Sôjutsu (art de la lance).
Une autre arme un peu moins connue actuellement
mais considérée comme la plus ancienne (toujours
d’après les historiens) est le Chigiriki. Le Chigiriki
est constitué d’un bâton de 1 ou 1,5
mètres de long avec un chaîne lestée. Un grand
nombre d’écoles traditionnelles son liées
à cette arme, la plus fameuse étant l’Araki
ryû crée par Minamoto Hidetsuna. Hidetsuna participa
au combat dans la guerre Japon-Corée (1592-1598) ou on le
couvrit de louanges. Plus tard il changea son nom en Araki Mujinsai
et fonda l’école Araki. Cette école est
très réputée pour son utilisation du Jujutsu,
la Kusarigama et le Chigiriki. D’autres écoles sont
aussi associées à l’utilisation du Chigiriki
tel que le Kiraku Ryû ou le Kukishiden ryû qui emploie
un des plus vieux système de combat au Japon. Quoique plus
connue pour ses techniques en Bôjutsu, l’école
Kukishinden possède un grand nombre de techniques utilisant
un bâton attaché à une chaîne
lestée (Shikomi zue).
Fin de la première partie.
Cet article fait office de
seconde partie de
La Chaine et ses Dérivés 1/2
L’utilisation de cette arme est loin d’être
facile, elle nécessite une grande dextérité,
une profonde connaissance de la distance et une grande
réactivité car il est facile de ce blesser soit
même. Surtout si dans l’attaque vous manquez la cible,
l’arrêter devient problématique car la force
centrifuge et l’inertie augmentée par le poids et la
vitesse de la chaîne la rende difficile à
contrôler, et peut venir vous percuter. Il y a cependant
quelques façons simples d’attaquer si vous devez
pratiquer dans l’espace confiné d’un
Dôjô :
- Horizontale : avec la main arrière la
chaîne décrit un mouvement circulaire au dessus de la
tête parallèle au sol. Elle est ensuite envoyée
pour s’enrouler autour des jambes de l’adversaire et
l’immobiliser.
- Verticale : avec la main arrière la
chaîne décrit un mouvement circulaire à angle
droit par rapport au sol. De cette façon on peut soit
frapper pour désarmer, ou pour emmêler les bras de
l’adversaire.
- A 45° : le mouvement circulaire de la
chaîne est à 45° par rapport au sol, de cette
position on peut soit frapper les mains ou la tête. On peut
également emmêler l’arme et désarmer
l’adversaire en tirant sur la chaîne.
- Le Kama ou la pointe de lance attaché
à la chaîne, permettent de bloquer, de parer ou de
menacer l’adversaire pour ensuite utiliser la chaîne.
Entraînez-vous donc à bloquer, parer une attaque au
sabre par exemple, et aussi à menacer pour ensuite rentrer
dans sa garde.
Ceci reste loin malgré tout de l’utilisation
réelle des guerriers de l’époque.
S’entraîner avec des armes avec
chaînes, tel que le Chigiriki, demande beaucoup de temps et
d’effort. L’habileté dans la pratique de telles
armes ne s’acquière ni facilement ni rapidement. Aussi
il y a très peu de chance qu’un élève
puisse faire face à un adversaire armé d’une de
ces armes. Il faut pour les étudier accepter la
difficulté et y consacrer le temps nécessaire.
Chaque étudiant doit avoir la compréhension de la
distance qui est cruciale dans l’attaque comme dans la
défense. L’utilisation d’arme telle que la
chaîne (ou corde) est liée directement au jugement de
la distance ; mais le rythme est tout aussi important car vous ne
pourrez frapper ou immobiliser votre adversaire que si vous
êtes dans le temps et à la bonne distance.
Pour tout pratiquant d’art martiaux la pratique et
l’étude de ce type d’arme ne peut être que
bénéfique, car l’entraînement assidu de
celles-ci vous aidera à développer votre
habileté, que se soit à manipuler l’arme ou
à juger de la distance, du timing et du rythme mais aussi
à contrôler physiquement et mentalement votre
adversaire. Il faut garder à l’esprit que ce sont des
« armes », donc pour pratiquer dans un Dôjô
avec un certaine sécurité, remplacez la chaîne
par une corde, le poids par une balle de tennis et la faucille ou
la pointe par une copie en plastique. Tenez compte dans tous vos
entraînements de votre propre vitesse mais aussi et surtout
de celle de votre partenaire (sous peine de blessures), il vaut
mieux travailler lentement en faisant attention à ses
déplacement que ce précipiter en risquant soit de se
blesser soit de blesser son partenaire. Lors des esquive de corps
retirer l’épaule opposée à
l’attaque car ces de cette manière que vous bougerez
avec tout le corps, si vous utiliser une chaîne avec un
bâton penser à garder les coudes collés au
corps lorsque vous utilisez le bâton (même principe
qu’avec le Bô) et surtout le plus important quelque
soit le type d’entraînement que vous réalisez,
restez bien bas sur vos jambes sans vous relever durant la
technique c’est le meilleur moyen pour rester stable et de ne
pas redonner d’équilibre à votre
adversaire.
Il faut ce souvenir que le développement de ces armes au
temps médiéval Japonais à marqué un
changement dans l’approche traditionnelle du combat ainsi
qu’une ouverture d’esprit quand à leur
création, car elles étaient la réponse
à l’arrivée des premières armes à
feu (aux alentours de 1550, armes encore peu fiable et peu
précise) et étaient de fabrication moins
onéreuse. Gardez alors vous aussi cette ouverture
d’esprit et soyez imaginatif.
Autres exemples d’armes à chaînes
Manriki Kusari La Manriki
Kusari est une simple chaîne avec à chaque
extrémité des poids à la pointe
émoussée. Tandis que l’adversaire était
emmêlé par une extrémité l’autre
bout pouvait être utilisé pour frapper. Mais aussi
grâce à sa longueur elle permettait
d’étrangler à distance lors d’un assaut.
La longueur de l’arme dépendait du style du
combattant. Et l’avantage de cette arme c’est quelle
peut être facilement dissimulée.
Kusari Fundo (Manriki Kusari) La Kusarifundo est une
courte chaîne d’une longueur comprise entre 1 et 2
mètres.
Kaginawa Le Kaginawa était principalement
utilisée pour escalader toutes sortes d’obstacles. Sa
corde pouvait atteindre 30m.
Bibliographie :
« SPIKE and CHAIN Japanese Fighting Arts » by Charles
V. Gruzanski
« History and tradition » by Dr Hatsumi Masaaki
"Méthodes de lutte orientale » par Peter Lewis
"Chain Reaction" by Ed Martin Photos by Cheree C. Martin assisted
by Robert Sanchez
Internet via le moteur de recherche du site :
- http://www.kickboxing.com/Styles/Ninjitsu.html
Grâce auquel plusieurs site ont aidés à la
rédaction de cet article :
- http://www.geocities.com/the_ninjutsu/welcome.html
- http://www.ninjutsu.migueb.com
- http://tkdtutor.com/15Weapons/Offensive/ChineseWeapons.htm
- http://homepage.swissonline.ch/jodo/histo_kusarigama.html
- http://www.oldworlddistributors.com/
- http://home.online.no/~rogelia/kusa...
- http://acl.okstate.edu/users/erikm/ninja/contents.html
- http://home.bip.net/steven.hellingh/weapons.htm
- http://www.shinobi.ghost.pl/podst.htm
- http://www.netcomuk.co.uk/~golgotha/glossary/glossaryb.htm
- http://www.ste-m.clara.net/martial/jitsu/chain.html
- http://homepage.ntlworld.com/mahoutsukai/archive/archives.html
- http://www.fudoshinshop.de/index.html
((, [url=
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